• La Myopathie Atypique Des Équidés

     

    1 - Qu’est ce que la myopathie atypique ?

     

    La myopathie atypique est une maladie du cheval au pré. C’est une maladie généralementfataleavec une mortalité dans prés de 95% des cas. La myopathie atypique se caractérise par une destruction massive des muscles. Il n’existe pour l’instant pas de traitement de fond, pas de solution.

    Elle frappe les équidés de toute espèce (chevaux de trait, de selle, poneys, ânes et zèbres) séjournant en pâture la majeure partie de la journée. Cette maladie se déclare essentiellement au printemps et en automne, rarement en hiver. Jusqu’à présent, aucun cas n’a été enregistré en été.

    La myopathie atypique est reconnue depuis 1984 mais a surtout fait des victimes à partir des années 2000 en Europe. Depuis l’automne 2000, c’est près de 1000 cas qui ont été recensés à travers l’Europe avec un nombre croissant de pays affectés. En France, les premiers cas ont été recensés au cours de l’automne 2002 et depuis, la France est particulièrement touchée puisqu’elle totalise plus d’un tiers des cas enregistrés. Entre l’automne 2009 et le printemps 2010 environ 385 cas ont été recensés.


    2 – Facteurs de risque :

    Toutes les pâtures restent potentiellement à risque.

     

    3 - Les causes :

       

      Il s’agirait d’une toxine (toxine létale deClostridium sordellii) ingérée ou produite à l’intérieur du cheval qui serait à l’origine de la maladie
      La cause n’a pas de rapport avec :

    • Ingestion accidentelle d’aliment pour bétail
    • Ingestion d’engrais ou de désherbant
    • Un effort physique important

     

    4 – Les mesures préventives :


      La meilleure solution consiste à garder les chevaux en écurie durant les périodes à risque d’octobre à mi-décembre et de mi-mars à fin mai. Il est conseillé de donner un complément alimentaire et de la vitamine E et de mettre à disposition des chevaux une pierre à lécher enrichie en sélénium et en vitamine E.

    Ce ne sont que des mesures préventives qui ne sauraient garantir avec certitude la protection de l’animal contre la maladie.

     

    5 – Les signes :

    Ils arrivent de manière soudaine, tous ces signes n’arrivent pas forcément en même temps. On ne peut observer que quelques signes et le cheval a tout de même la maladie.

      Les signes principaux sont:
    • Faiblesse
    • Couché au pré sur le flanc, étendu
    • Mort alors qu’aucun signe n’était visible préalablement
    • Urine foncée
    • Raideur (boiterie)
    • Difficultés à se mouvoir
    • Bâillements
    • Abattement
    • Muqueuses buccales rouges ou mauves
    • Tremblements musculaires
    • Difficulté de se lever ou à rester debout
    • Respiration forte
    • Sudation
    • Hypothermie

     

    6 – Traitement des symptômes :

      On ne traite pas le fond de la maladie, mais les symptômes.

      A/ Rôle du vétérinaire :
    • Diminuer la souffrance de l’animal
    • Diminuer la destruction musculaire
    • Hydrater, aider la fonction rénale
    • Mesures spécifiques selon résultats des examens
    • En cas de décès, le vétérinaire doit idéalement faire des prélèvements musculaires, prise de sang, pour confirmer la myopathie.
    • Le vétérinaire doit également procéder à des prises de sang sur les chevaux en apparente bonne santé , car ceux ci peuvent ne présenter aucun signe et souffrir de la maladie.
    • Après confirmation de la myopathie, il doit idéalement déclarer la maladie à l’aide du formulaire.
    • Que le cheval soit mort ou vivant il est recommandé de conserver le sérum au congélateur

        B/ Rôle du propriétaire
    • Accompagner son animal jusqu’au bout
    • Accepter rapidement l’euthanasie si la souffrance est évidente (la maladie est fatale à 95% et le cheval souffre beaucoup)
    • Couvrir son cheval car il est en hypothermie
    • Donner à boire et à manger
    • Lui parler, le soutenir, le rassurer
    • Ne pas le forcer à se lever
    • En cas de décès, insister pour que le vétérinaire fasse des prélèvements musculaires, prise de sang et demander une autopsie pour écarter les hypothèses d’autres maladies (coliques, empoisonnement).

       Demander une prise de sang pour les chevaux survivants, pour pouvoir les soigner le plus rapidement possible, si besoin.

     


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